Balade en Camargue....A Mon père…

 
Désolé mes amis pour ce long silence mais je ne viens pas
avec une nouvelle recette
 mais avec une mauvaise nouvelle….
Ces derniers 3 mois ont été difficiles pour nous…
Tenir tête au cancer implique d'avoir une force et une volonté de tous les jours…

Chaque journée qui passe est comme une blessure qui s'ouvre,
ces mouvements lent,
presque insaisissable à l'œil nu m'inquiètes…
Il me parle de la Normandie,
de l'Algérie cette blessure encore aujourd'hui ouverte, de l'amour…
Lui qui n'a jamais abordé ce sujet… 
Comme si, il sentait la mort venir…
Avec sa main froissant son drap en continu…
Comme si, il s'accrochait à son lit pour ne pas glisser vers ce qu'i lui fait peur…

Et puis un matin il ne parle plus…
Son regard est rempli de peurs et ses yeux bleus d'amoureux, 
remplis de désespoirs...
Ma main à tenu la sienne pendant des jours et des jours…
Entre frissons, température, vomissements, massages, avec mon frère, nous
sommes dans une vigilance permanente, nous dormons éveillés…
Tant qu'il est vivant, il échappera au tourbillon de ce mal….

Sa respiration est de plus en plus bruyante…
Et il ne réagit plus…
Mais je sais qu'il m'entends, je me refuse à croire que rien... 
ne peut plus le sauver !!!
Ma tristesse est aggravée par un sentiment d’impuissance…
Depuis des semaines, ils l'abrutissent avec la morphine 
et de la méthadone 
ceux,
qui l'empêche de nous parler…

Depuis 1 mois et demi j'écoute et reçois beaucoup de soutiens
d'amis, nous parlons sans
 forcément réaliser que son départ est imminent…
MERCI à vous…
Quand j'ai perdu ma mère il y a 17 ans j'ai vécu son cancer et 
son départ avec une grande
douleur et une grande colère...
C'est fou notre capacité à surmonté la déception…
Nous ne sommes rien et nous ne sommes pas là pour toujours sachons le …

La vie, elle est là…
Celui qui ne risque rien, ne fait rien et n'arrive à rien….
Peut être que ce que l'on redoute, c'est de faire les mêmes erreurs…
Lorsque notre réalité de vie est, ou a été particulièrement difficile, 
quels moyens mettons nous en place pour nous défendre, 
pour vivre, voir survivre, pour continuer à avancer ?

Je cours, je fuis, je croyais avoir surmontée ma peine…
Mais elle est tous les jours présente, je suis méchamment 
oppressé par la prise de conscience que je n'ai plus, 
ni grands parents, ni parents…

Elle ne prévient pas... 
Elle survient quand on ne l’attends pas, 
comme un diable dans sa boîte, 
ce qui fait que non seulement, elle nous prends au dépourvue,
 mais aussi nous fait comprendre que nous sommes que 
de passage sur cette terre…

Ironie impitoyable de la vie…
La mort
A mon père André Antonin Victor 




























" En cette fin d'été je suis venu me ressourcer,
en cette belle Camargue douce et sacré...
Dans ce mas sauvageon à la nuit tombé,
les flamants roses au loin j'entendais chanté...
Sur les chemins perdus de Camargue,...
Regardez les roseaux qui me narguent...
Terre de sel craquelée et de plaines salées...
De Salicornes et Saladelles je suis entourée...
Et de sa superbe cette dernière je m'empresse de ramasser..."

 Nana



Ces Flor de Itabo que tu cuisinais en Espagne,
 celles-ci sont pour toi papa...

A bientôt
                                                                                        Nana


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